Le blog de Clair de Plume : chroniques du quotidien d'une secrétaire médicale et jardinage bio

lundi 30 novembre 2009

Oyez, oyez !

Venez, venez tous voir le blog de Bouche à oreille !


Et des dizaines d'articles d'information et de liens sur les problÚmes écologiques de notre temps et les associations de protection de l'environnement et les animaux.
Bref, tout ce que j'aime.

dimanche 29 novembre 2009

In the mud for love

Si les libellules s'intéressent à la mare, c'est pour y pondre.
Les larves de libellules vivent dans l'eau. Autant l'insecte adulte est beau et majestueux, autant la larve est moche et mal fichue.

Selon les espÚces, les larves de libellules évoluent soit dans la vase, soit sur les plantes aquatiques. Elles sont grises ou brunes pour se confondre avec leur environnement. Toutes sont carnivores, et voraces.
Les larves d'agrions ne passent qu'un hiver dans l'eau. Chez les plus grandes libellules, le développement peut atteindre cinq ans selon les conditions qu'elles rencontrent dans leur milieu.
Par un beau jour de printemps, l'épouvantable créature couleur de boue sort de l'eau. La peau de son dos se fend pour laisser le passage à un magnifique insecte coloré, qui s'envole en laissant derriÚre lui une exuvie translucide :


J'ai eu beaucoup d'Aeschnes dans la mare. Une année, elles sont sorties de l'eau par dizaines. C'était étonnant, car la mare n'est pas trÚs grande. Le spectacle devait valoir la peine, au fond de l'eau.

lundi 23 novembre 2009

Le temps des noyaux de cerise

L'hiver dernier, un Gros-bec est venu visiter la mangeoire à tournesol.
Je n'ai pas de photo : cet oiseau est excessivement craintif et s'envole dÚs qu'il perçoit un mouvement suspect. Mais ce n'est pas grave, je l'ai dessiné.


Coccothraustes coccothraustes
(Aquarelle réalisée d'aprÚs une photo parue dans le numéro 85 de l'Oiseau magazine, la revue de la Ligue de Protection des Oiseaux)

Son plumage est vivement coloré, et sa silhouette est caractéristique : une grosse tête, un énorme bec, une petite queue.
Donc, j'étais trÚs contente avec mon Gros-bec, même s'il se sauvait tout le temps. Pensez, un oiseau pas trÚs courant qui vient chez moi ! J'étais fiÚre.
Puis ma tante m'a dit qu'elle aussi avait vu un Gros-bec. Ma grand-mÚre a vu un Gros-bec. Tous ceux qui nourrissent les oiseaux l'hiver avaient vu des Gros-becs. C'était même dans le journal ; la feuille de chou locale a titré : "Invasion de Gros-becs dans la région"...
En fait, l'hiver 2008/2009 a été si rude que les populations de Gros-becs vivant ordinairement en Europe du Nord ont migré vers le sud pour trouver de quoi subsister. Et dans ces cas-là, ils mangent le tournesol destiné aux mésanges.
Mais la nourriture préférée du Gros-bec, ce sont les noyaux de cerise. Son nom commun complet est d'ailleurs : Gros-bec casse-noyaux. Il les ouvre avec son bec qui peut exercer une pression de 60 kg et avale l'amande.
Alors moi, tout au long de la belle saison, j'ai sollicité mes proches pour récupérer le plus possible de noyaux de cerises.
Comme ça, je vais installer une mangeoire pleine de noyaux, et si jamais un Gros-bec revient cet hiver, il ira à MON poste de nourrissage.

jeudi 19 novembre 2009

Evinrude

Comme j'ai une mare, je vois souvent des libellules.
Bien évidemment, j'essaie de les photographier.
Voilà ce que cela donne :


Je l'ai mis en petit parce que c'est vraiment trop flou.
Il n'est pas facile de les surprendre : elles ont de trÚs bons yeux, et volent trÚs vite, avec une grande virtuosité.

Bien sûr, je pourrais attendre tranquillement sans bouger qu'elles se posent pas trop loin de moi, mais chaque fois qu'il en voit une, Ysengrin lui court aprÚs, alors, forcément, elles ne s'attardent pas. Donc, si vous voulez voir des photos de libellules dans leur milieu naturel, allez faire un tour sur Libellules et Ascalaphes au sud de la Loire.
Non, la solution, en ce qui me concerne, consiste à espérer que l'une d'elles, poussée par la légendaire curiosité propre à son espÚce, entre dans la maison.


Ah, il ne faut pas oublier de fermer la fenêtre.


Elle fait moins la maligne, pendue au rideau.
Quant à celle-ci, elle s'est retrouvée perchée tout en haut de la bibliothÚque :




samedi 14 novembre 2009

Des nÚfles !

C'est le moment de récolter les nÚfles.


On les appelle quelquefois "culs de chien". Je n'ai plus de chien depuis longtemps, sinon j'aurais volontiers fait une photo afin de vous convaincre de la justesse de la métaphore. Mais on s'en rend compte aussi avec un gros plan :


Oui, bon, ça paraît monstrueux comme ça, mais il s'agit ici d'une variété horticole améliorée à gros fruits...
Bref... on trouve le Néflier à l'état sauvage, dans les anciennes haies. Celui-ci, isolé en pleine campagne, doit être trÚs vieux :


Son bois est trÚs solide ; on l'utilisait autrefois pour fabriquer des manches d'outils et des cannes.
Les fruits ne sont pas consommables avant "blettissement", c'est à dire la fermentation qui se déclenche aprÚs les premiÚres gelées. Or, si l'on attend qu'il gÚle pour manger ses nÚfles, comme il est conseillé dans tous les bouquins de jardinage, on risque fort de les retrouver pourries sur l'arbre (quelquefois, elles arrivent tard, les premiÚres gelées...) Il est donc préférable de les cueillir à maturité et de les mettre au congélateur. Il suffit alors de les dégeler au fur et à mesure des besoins.
Les nÚfles sont riches en vitamine B et C. Leur goût rappelle à la fois la pomme et la noix.

mercredi 11 novembre 2009

Véloce volucelle

Une Volucelle transparente est venue en visite cet été :


Volucella pellucens

C'est le seul cliché correct que j'ai réussi à prendre. AprÚs, la Volucelle est partie, et je ne l'ai pas revue.
Alors si vous voulez voir des photos de Volucelle réussies, il faut aller sur Nature lilliputienne, le blog de Roger.
Sinon, pour tenter de calmer ma frustration d'avoir raté la photo, j'ai fait un dessin :
La partie claire de l'abdomen est transparente et laisse passer la lumiÚre ; elle est composée de sacs aériens remplis d'air. Ils donnent à la mouche l'allure d'un encrier en verre à moitié plein, mais surtout permettent à la Volucelle de se déplacer à la vitesse 3,5 mÚtres par seconde ! On la surnomme d'ailleurs l'"Hirondelle des insectes"[1].

Allez, on va plutÎt passer à un diptÚre moins ombrageux, qui se laisse photographier, le Syrphe porte-plume.
Il ressemble à une toute petite libellule :


Il doit son nom aux petits signes qui ornent le bout de son abdomen :


Sphaerophoria scripta.


[1]Cf la Hulotte n°84, Frissons d'ombelles.

dimanche 8 novembre 2009

Snapy

J'ai acheté un truc formidable à la Hulotte :


Cet ustensile qui a pour petit nom "Snapy" sert à attraper les bestioles sans leur causer de dommage afin de pouvoir les relâcher dehors.
Il se révÚle extrêmement utile pour les insectes les plus fragiles tel cet Hélophile suspendu :


...ceux qu'il est impossible de capturer à la main comme les Guêpes :


...ou les indésirables dont personne ne conteste l'utilité mais que tout le monde préfÚre voir dehors plutÎt que chez soi :


Ainsi tout ce petit monde peut-il retourner gambader joyeusement dans la campagne.

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