L'hiver dernier, un Gros-bec est venu visiter la mangeoire à tournesol.
Je n'ai pas de photo : cet oiseau est excessivement craintif et s'envole dÚs qu'il perçoit un mouvement suspect. Mais ce n'est pas grave, je l'ai dessiné.
Coccothraustes coccothraustes
(Aquarelle réalisée d'aprÚs une photo parue dans le numéro 85 de l'Oiseau magazine, la revue de la Ligue de Protection des Oiseaux)
Son plumage est vivement coloré, et sa silhouette est caractéristique : une grosse tête, un énorme bec, une petite queue.
Donc, j'étais trÚs contente avec mon Gros-bec, même s'il se sauvait tout le temps. Pensez, un oiseau pas trÚs courant qui vient chez moi ! J'étais fiÚre.
Puis ma tante m'a dit qu'elle aussi avait vu un Gros-bec. Ma grand-mÚre a vu un Gros-bec. Tous ceux qui nourrissent les oiseaux l'hiver avaient vu des Gros-becs. C'était même dans le journal ; la feuille de chou locale a titré : "Invasion de Gros-becs dans la région"...
En fait, l'hiver 2008/2009 a été si rude que les populations de Gros-becs vivant ordinairement en Europe du Nord ont migré vers le sud pour trouver de quoi subsister. Et dans ces cas-là, ils mangent le tournesol destiné aux mésanges.
Mais la nourriture préférée du Gros-bec, ce sont les noyaux de cerise. Son nom commun complet est d'ailleurs : Gros-bec casse-noyaux. Il les ouvre avec son bec qui peut exercer une pression de 60 kg et avale l'amande.
Alors moi, tout au long de la belle saison, j'ai sollicité mes proches pour récupérer le plus possible de noyaux de cerises.
Comme ça, je vais installer une mangeoire pleine de noyaux, et si jamais un Gros-bec revient cet hiver, il ira à MON poste de nourrissage.