Le blog de Clair de Plume : chroniques du quotidien d'une secrétaire médicale et jardinage bio

dimanche 20 novembre 2011

Vif-argent

Cette créature...


...est un Lépisme, plus connu sous le nom de Poisson d'argent.

Le Poisson d'argent est commun dans les habitations. Il vit dans les endroits sombres et humides, et se nourrit d'amidon et de cellulose. Ceci expliquerait pourquoi je les rencontre principalement dans les toilettes ; ils doivent y trouver des particules de papier.
En revanche, il est plus curieux que celui-ci se soit laissé photographier : d'habitude, dès qu'on allume la lumière, il filent comme des fous se réfugier sous la plinthe.




Lorsqu'ils fuient, on ne peut pas les confondre avec une autre espèce : ils se déplacent à toute vitesse, un peu à la manière de Gyrins tournoyant à la surface d'une mare. Ils ont l'air de faire du surf sans planche et sans eau.


samedi 6 août 2011

Une nouvelle araignée est appelée à régner (2)

Puis, je ne l'ai plus vue. Disparue. Jusqu'au jour où...
Je remarquai un curieux remue-ménage.


Oui, il y avait désormais deux araignées, dont une n'avait plus l'air très vivante.


Elle a dû mourir de vieillesse. On pense que les Tégénaires peuvent vivre deux ou trois ans.
La nouvelle venue, pas gênée, s'est employée à se débarrasser du corps.


Elle y a mis le temps, mais elle a réussi à le faire passer par-dessus bord.



C'était quand même un beau spécimen...


Quant à la nouvelle propriétaire, après avoir soigneusement inspecté son nouveau domaine,


elle s'est définitivement installée. Elle a réparé les trous. Les petites Tégénaires ont détalé.
C'est donc sa chronique que je vous narrerai désormais.

vendredi 5 août 2011

Une nouvelle araignée est appelée à régner

Depuis quelque temps, je voyais bien que ma Tégénaire avait l'air un peu chiffon.
Sa toile arborait de grands trous qu'elle ne prenait même plus la peine de réparer :


Elle laissait de vieilles proies moisies accrochées dedans :

Encore plus inquiétant, elle avait préparé un disque de soie comme pour y déposer une nouvelle
ponte :


Et puis finalement, non.


Signe évident de sénilité, elle avait confectionné une étrange petite boulette composée de débris d'insectes, qu'elle avait laissée pendouiller :


Pendant ce temps, plusieurs Tégénaires plus petites, probablement issues de sa progéniture, squattaient la toile, circulant tranquillement sans que la légitime propriétaire des lieux y trouve à redire.



Bref, il y avait du relâchement.

(A SUIVRE)

lundi 24 janvier 2011

L'arbre aux quarante euros (3)

Résumé des épisodes précédents : Au lieu de disparaître de la surface de la Terre comme c'était prévu, le Ginkgo continue de faire son intéressant.


Si le Ginkgo et les Cycas ont survécu jusqu'à ce jour, c'est qu'ils ont dû trouver des "niches écologiques" où ils ont rencontré les bonnes conditions pour se reproduire. Cependant, le règne végétal a depuis inventé beaucoup mieux que les plantes à ovules : les plantes à graines.

Dans une graine, la cellule femelle est toujours protégée par un ovule, mais celui-ci est miniaturisé, et ne contient pas une grande quantité de réserves alimentaires. De plus, tant que la graine ne rencontre pas de conditions favorables, elle ne germe pas. Certaines semences sont championnes en ce domaine : des graines de Lotus, conservées plus de mille ans dans un herbier, ont poussé une fois plantées, comme si de rien n'était.

Dans le cas d'un œuf, c'est très différent. Dès que l'œuf" du Ginkgo est fécondé, la croissance de l'embryon démarre, exactement comme pour un poussin.


C'est pourquoi on ne peut acheter que des plants de Ginkgo : si on vendait les semences, elles germeraient dans les sachets.
En fait, l'œuf du Ginkgo, comme celui de la Poule, consomme beaucoup de matière et d'énergie, alors que la plupart du temps, il ne sera pas fécondé. Une grande partie des "fruits" tombe à terre en pure perte.
L'évolution des végétaux s'est donc orientée vers les plantes à fleurs à à graines, beaucoup moins dispendieuses en énergie, et plus efficaces dans le domaine de la reproduction.


FIN


Documentation utilisée pour la rédaction de cette série sur le Ginkgo :

La prodigieuse aventure des plantes, Jean-Marie Pelt et Jean-Pierre Cuny (Fayard)
La Gazette des Jardins, novembre 2005

samedi 15 janvier 2011

L'arbre aux quarante euros (2)

Résumé de l'épisode précédent : Au cours de l'évolution, le Ginkgo a disparu d'Amérique du Nord, puis d'Europe. Alors qu'on le croit éteint, il est vénéré en Chine où on le considère comme un arbre sacré. C'est là qu'il est redécouvert en 1712 par le botaniste allemand Engelbert Kaempfer. Comme il est beau, on le plante à nouveau un peu partout dans le monde. Mais seulement des mâles, parce que les femelles puent.


Le Ginkgo représente une étape dans l'évolution des végétaux. Pour y voir plus clair, rendons-nous dans notre laboratoire secret afin d'y reproduire l'expérience de la "soupe primitive".

Les cellules sexuelles de ces plantes ont toujours besoin du milieu aquatique pour se déplacer et se rencontrer : c'est pourquoi elles poussent prioritairement dans les milieux humides. S'il n'y a pas d'eau, elles ne peuvent pas se reproduire.


Il y a quelques dizaines de millions d'années, suite probablement à un assèchement du climat, sont apparues les plantes à ovules.
Lorsque le botaniste anglais Daniel Oliver annonça avoir découvert un fossile de fougère à ovules, on eut du mal à le prendre au sérieux.


Pourtant, les plantes à ovules ont bel et bien existé jusqu'à la fin de l’ère primaire.
Leurs cellules femelles ne sont plus disséminées n'importe où, mais elles restent sur la plante, protégées par l'ovule, qui constitue une importante réserve de nourriture pour le futur embryon. C'est exactement le même principe que l'œuf de la Poule.


La fécondation devient aérienne : les cellules mâles sont transportées par le vent. Ces plantes peuvent donc se reproduire même en cas de sécheresse.
Le Ginkgo et les Cycas sont les seuls représentants des plantes à ovules encore de ce monde.

(A SUIVRE)

dimanche 9 janvier 2011

L'arbre aux quarante euros

Normalement on dit "l'arbre aux quarante écus", mais on peut actualiser, puisque l'euro d'aujourd'hui a sensiblement la même valeur que l'écu (celui qui servait autrefois de monnaie européenne). C'est le Ginkgo, bien sûr.


La comparaison avec l'écu vient de ce que ses feuilles prennent en automne une belle couleur or unie.


Il représente une véritable curiosité botanique : c'est en effet le seul membre vivant de l'ordre des ginkgoacées, qui prospéra voici deux cents millions d'années.
C'est le plus ancien de tous les arbres.


On sait qu'il est remarquablement résistant à la pollution, et qu'il possède ne nombreuses vertus médicinales. Il est bien connu également que l'on ne plante que des Ginkgo mâles - oui, c'est un végétal dioïque. En effet, les arbres femelles donnent des sortes de mirabelles qui, une fois tombées au sol, dégagent en se décomposant une odeur épouvantable que tout le monde s'accorde à comparer à celle des excréments. Difficile à gérer en milieu urbain.


Les Chinois appellent ces "prunes" Yin-Kuo, "fruits d'argent", qui a donné Ginkgo. Ils partagent avec les Japonais l'étrange manie de les faire griller pour les manger. Dans les manuels de la fin du XVÚme siècle, les "noix" de Ginkgo grillées sont mentionnées comme friandises à grignoter lors de la cérémonie du thé.


Ce que l'on sait moins, c'est que ces "prunes" ne sont ni des fruits, ni des graines.
Ce sont des œufs.

(A SUIVRE)

lundi 6 décembre 2010

Reflets dans un œil d'or

Des Chrysopes sont entrées dans la maison.


Chrysopa carnea

Cette espèce passe l'hiver dans les habitations. Leur belle couleur vert menthe s'estompera au fil des mois, et elles finiront par prendre la teinte terne du plafond ou des solives.



Cet insecte est non seulement très beau, avec ses yeux aux reflets dorés...


"Chrysope" veut dire "œil d'or" en grec

... mais de surcroît fort utile. Sitôt sorties de leur léthargie hivernale, les Chrysopes recommencent à s'alimenter. Adultes et larves se nourrissent de pucerons. Ces insectes, quoique moins voyants que les Coccinelles (les Chrysopes sont surtout actives le soir et la nuit, comme leurs lointains cousins les papillons de nuit) sont donc tout aussi utiles. Une larve peut dévorer à elle seule près de 4 000 pucerons !






lundi 11 octobre 2010

La Tégénaire apprivoisée (2)

Le "couloir" mÚne en fait à la nursery de l'araignée.
En ce moment, elle veille sur cinq paquets d'oeufs.


On aperçoit quelques Tégénaires nouvellement écloses.
Les petits restent prÚs de leur mÚre jusqu'à leur troisiÚme mue.


J'ai pu l'observer pendant qu'elle fabriquait le cinquiÚme cocon.
Pour réaliser son oothÚque, la Tégénaire commence par tisser un disque de soie...



... sur lequel elle dépose ses oeufs :



Puis, l'araignée termine le cocon en soudant un second disque :


L'oothÚque est d'abord d'une blancheur immaculée. Mais trÚs vite, pour parachever son ouvrage, l'araignée colle des cochonneries dessus.
On reconnaît même, sur le quatriÚme cocon, le cadavre momifié d'un autre arachnide :


J'ai d'abord pensé qu'elle avait mangé un mâle et utilisé ses restes mortels pour camoufler ses oeufs. Mais Richardunord, qui s'y connaît, écrit sur son blog que les Tégénaires cohabitent plutÎt pacifiquement avec leurs époux. Alors, qui s'est fait dévorer par la rombiÚre ? MystÚre...

mercredi 6 octobre 2010

La Tégénaire apprivoisée

Une araignée a tissé une grande toile dans l'escalier du sous-sol.


Elle a même construit un couloir qui permet d'accéder à une "piÚce" supplémentaire sous le plafond.


C'est une Tégénaire, d'une taille respectable.


Tegenaria domestica

Non, elle ne fait pas peur du tout. De toute façon les Tégénaires ne sont pas dangereuses pour l'Homme. Il suffit de s'habituer à sa présence.

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