L'insecte photographié ci-dessous est un Pompile.



Cette petite guêpe au nom rigolo a des m?urs nettement moins drÎles, surtout pour les arachnides.
DÚs qu'il voit une araignée, le Pompile la pique pour la paralyser, et lui arrache toutes les pattes, ceci afin qu'elle ne puisse pas s'enfuir si jamais elle se réveille.
On voit bien sur ce cliché l'araignée - probablement une Epeire - atrocement mutilée :



Le flash s'est reflété dans deux des yeux de l'araignée et donne à l'ensemble une nuance d'angoisse tout à fait intéressante. Dommage que je sois arrivée trop tard pour voir la guêpe sectionner les pattes... Cela aurait donné de belles images.
Ensuite, le Pompile emporte l'araignée dans un trou creusé dans le sol et pond un ?uf à l'intérieur.
Ici, elle - oui, logiquement, c'est une femelle - s'apprête à attraper l'Epeire par ses filiÚres pour s'envoler avec.



Chaque larve a besoin d'une araignée pour se développer. L'araignée reste vivante tout le temps que le rejeton du Pompile lui dévore les entrailles.

En observant une guêpe semblable capturer une araignée, pondre dans son corps, et la laisser repartir avec cet oeuf qui allait se développer et se nourrir à ses dépends jusqu'à ce que mort s'ensuive, le grand savant Darwin serait devenu athée.

A bientÎt pour une nouvelle chronique bucolique.