Le blog de Clair de Plume : chroniques du quotidien d'une secrétaire médicale et jardinage bio

mercredi 27 mai 2009

Le cri du criocÚre le soir au fond des plates-bandes

Le retour du beau temps coïncide évidemment avec le retour des bestioles.
Aujourd'hui, nous parlerons d'un insecte parmi les plus pénibles : le CriocÚre du lis.

Comme son nom l'indique, sa plante préférée est le lis (les fritillaires, aussi, il aime bien...). Et c'est sur vos plus beaux spécimens que vous allez le trouver. Il est facile à reconnaître : c'est un joli coléoptÚre rouge vif.
En voici deux en train de forniquer, pendant qu'un troisiÚme monte la garde :



BientÎt apparaissent des larves orange :



Celle-ci a été préparée pour les besoins de la démonstration. Sur la plante, elles ressemblent à ça :



On voit bien les dégâts qu'elles occasionnent sur les feuilles...
Leur aspect particulier vient du fait qu'elles se recouvrent de leurs excréments... les scientifiques pensent que c'est pour se protéger des prédateurs et lutter contre la sécheresse.

A présent que nous avons identifié le ravageur, il faut l'éliminer.
DÚs que l'on voit un adulte, le mieux est de l'attraper pour le détruire. Attention : ils se laissent tomber au sol, montrant leur ventre noir, ce qui les rend presqu'invisible sur la terre. Il convient également de ne pas se laisser impressionner par leurs "plaintes" : le CriocÚre fait en effet partie de ces insectes capables de produire des stridulations comme les Cigales !
Quant aux larves, leur moyen de défense pour le moins curieux les rend extrêmement glissantes.
Les adultes "crient", les larves sont gluantes... En somme, l'idéal serait de pouvoir les éradiquer sans produit chimique, et sans les toucher !


vendredi 22 mai 2009

Oiseau-mouche

Ce papillon étonnant fait du vol stationnaire exactement comme un colibri :



Le journal la Hulotte a consacré son numéro 86 au morosphynx :

dimanche 17 mai 2009

Fourmiz

Moi, j'ai une belle fourmiliÚre :



Cela fait longtemps qu'elle est là. Elle est habitée par des petites fourmis rousses, dont les colonies peuvent vivre plusieurs décennies. La fourmiliÚre grandit un peu plus chaque année.
Mais, me demanderez-vous, pourquoi est-ce que je m'embête à conserver en plein milieu de la pelouse une fourmiliÚre qu'il faut contourner avec la tondeuse, et entretenir à la main ?
C'est parce que chaque fois que je la regarde, je pense à Demain les chiens, un vieux livre de science fiction :

"Douze mille ans plus tÎt, c'était une fourmiliÚre anéantie par un coup de pied. Et aujourd'hui, c'était devenu une puissante construction qui se développait chaque année. Un building qui, en l'espace d'un siÚcle, avait pris les proportions d'une ville, qui d'ici cent ans couvrirait l'étendue de cent villes. Qui croîtrait et s'emparerait de la Terre (...)"

Clifford D. Simak, Demain les chiens (1952)

Fourmiz (2)




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