Avez-vous remarqué que les mouches sont plus pénibles à partir du mois de septembre ?
Elles volent autour de notre tête, se posent sur nous sans arrêt, parfois même, elles piquent !
En été, elle étaient beaucoup plus nombreuses, mais nettement moins harcelantes !
La vérité, c'est qu'en automne, nous n'avons plus affaire aux mêmes mouches.
Pendant la belle saison, nos demeures reçoivent la visite de la placide mouche domestique, alias musca domestica, qui se contente de nos reliefs de repas en nous laissant relativement tranquilles.
En automne, elle est remplacée par la mouche des étables (stomoxys calcitrans), beaucoup moins fréquentable.
C'est vrai, les deux espÚces se ressemblent énormément.
Pour apprendre à qui vous avez affaire, il vous faudra capturer un spécimen et l'examiner attentivement.
Votre sujet d'étude mesure 5 à 8 mm (un peu plus petit qu'une mouche "ordinaire") ? L'avant de son corps est surélevé par rapport à l'arriÚre ? Et surtout, vous remarquez que l'insecte est porteur d'un rostre projeté vers l'avant à la place de la trompe (c'est avec cet ustensile qu'elle pique) ? Vous avez toutes les chances de vous trouver en présence de la "mouche piqueuse". Elle se nourrit de sang, et est donc susceptible de transmettre des maladies, en plus.
Jusqu'en novembre, elles viennent nous casser les pieds dans la maison. Aidés des chats, qui adorent leur courir aprÚs, nous leur faisons une chasse sans pitié.
Puis, un beau jour, plus rien.
Normal, les mouches ne passent pas l'hiver. On les trouve quelquefois, toute desséchées et poussiéreuses, à l'endroit où la mort les a saisies.



Bien fait.