lundi 20 décembre 2010
Par Clair de Plume,
lundi 20 décembre 2010 à 17:48 :: La vie trépidante d'un jardin bio
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lundi 6 décembre 2010
Par Clair de Plume,
lundi 6 décembre 2010 à 08:25 :: Envoyé spécial chez moi
Des Chrysopes sont entrées dans la maison.
Chrysopa carnea
Cette espèce passe l'hiver dans les habitations. Leur belle couleur vert menthe s'estompera au fil des mois, et elles finiront par prendre la teinte terne du plafond ou des solives.
Cet insecte est non seulement très beau, avec ses yeux aux reflets dorés...
"Chrysope" veut dire "œil d'or" en grec
... mais de surcroît fort utile. Sitôt sorties de leur léthargie hivernale, les Chrysopes recommencent à s'alimenter. Adultes et larves se nourrissent de pucerons. Ces insectes, quoique moins voyants que les Coccinelles (les Chrysopes sont surtout actives le soir et la nuit, comme leurs lointains cousins les papillons de nuit) sont donc tout aussi utiles. Une larve peut dévorer à elle seule près de 4 000 pucerons !
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samedi 30 octobre 2010
Par Clair de Plume,
samedi 30 octobre 2010 à 21:35 :: Araignées
Les araignées qui vivent continuellement dans l'environnement immédiat de l'Homme reçoivent parfois un nom. Ainsi, nous connaissons tous lâ??Ã?peire diadÚme, et aussi l'araignée Gipsy :
Nuctenea umbratica
C'est elle, l'héroïne de la comptine :
L'araignée Gipsy
Monte à la gouttiÚre
Tiens voilà la pluie !
Gipsy tombe par terre...
On l'appelle également Ã?peire des fissures. En effet, elle choisit toujours pour abri un interstice, n'importe lequel : le trou d'une poutre, sous l'écorce d'un arbre, entre deux tuiles... Au vu de la photo ci-dessus, on se demande comment elle parvient à y loger sa panse. L'astuce : l'araignée d'ombre dispose, dans son abdomen, de puissants muscles qui lui permettent de sâ??aplatir suffisamment pour se glisser dans sa cachette, où elle passe toute la journée.
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On distingue bien ici les six points d'ancrage de ces muscles, se dessinant en creux sur le corps de l'araignée.
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Elle est en effet extrêmement discrÚte, et ne se montre que la nuit. Couleur de bois sombre, ne sortant que dans l'obscurité... comment la reconnaître à coup sûr ? Facile : à ses deux faux yeux jaunes dessinés sur son ventre :
La grosse sur la premiÚre photo habite sous la gouttiÚre, juste au dessus d'une fenêtre. Je dois bien faire attention en fermant les volets, sinon je risque de la déranger et elle me dégringole sur la tête.
Effet garanti.
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lundi 11 octobre 2010
Par Clair de Plume,
lundi 11 octobre 2010 à 07:15 :: Envoyé spécial chez moi
Le "couloir" mÚne en fait à la nursery de l'araignée.
En ce moment, elle veille sur cinq paquets d'oeufs.
On aperçoit quelques Tégénaires nouvellement écloses.
Les petits restent prÚs de leur mÚre jusqu'à leur troisiÚme mue.
J'ai pu l'observer pendant qu'elle fabriquait le cinquiÚme cocon.
Pour réaliser son oothÚque, la Tégénaire commence par tisser un disque de soie...
... sur lequel elle dépose ses oeufs :
Puis, l'araignée termine le cocon en soudant un second disque :
L'oothÚque est d'abord d'une blancheur immaculée. Mais trÚs vite, pour parachever son ouvrage, l'araignée colle des cochonneries dessus.
On reconnaît même, sur le quatriÚme cocon, le cadavre momifié d'un autre arachnide :
J'ai d'abord pensé qu'elle avait mangé un mâle et utilisé ses restes mortels pour camoufler ses oeufs. Mais
Richardunord, qui s'y connaît, écrit sur son blog que les Tégénaires cohabitent plutÎt pacifiquement avec leurs époux. Alors, qui s'est fait dévorer par la rombiÚre ? MystÚre...
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mercredi 6 octobre 2010
Par Clair de Plume,
mercredi 6 octobre 2010 à 23:19 :: Envoyé spécial chez moi
Une araignée a tissé une grande toile dans l'escalier du sous-sol.
Elle a même construit un couloir qui permet d'accéder à une "piÚce" supplémentaire sous le plafond.
C'est une Tégénaire, d'une taille respectable.
Tegenaria domestica
Non, elle ne fait pas peur du tout. De toute façon les Tégénaires ne sont pas dangereuses pour l'Homme. Il suffit de s'habituer à sa présence.
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lundi 4 octobre 2010
Par Clair de Plume,
lundi 4 octobre 2010 à 23:51 :: Tout et rien
Pub gratuite pour
Gribouilleland, le forum de dessineux auquel je participe, et dont vous pouvez admirer la banniÚre dans la colonne de droite.
J'y retrouve avec joie de nombreux lecteurs de ce blog : Riff, Lazzz, Poupoute, Séleine, Floria...
Echanges d'idées, réflexions inspirées et jeux dessinés rythment notre quotidien.
Un de nos passe-temps favoris consiste à légender des tableaux célÚbres, afin de les détourner de leur contexte, et, par-là même, produire un effet drÎlatique.
Quentin METSYS, Le prêteur et sa femme, 1514 (Musée du Louvre)
Gustave Caillebotte, Les raboteurs de parquet, 1875 (Musée d'Orsay)
C'est marrant, on rigole, quoi !
D'autres... oeuvres sont visibles
ici
Bonne visite sur
Gribouilleland, et pourquoi pas, rejoignez-nous !
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jeudi 23 septembre 2010
Par Clair de Plume,
jeudi 23 septembre 2010 à 22:32 :: La vie trépidante d'un jardin bio
Je les trouve sur les asters, en ce moment :
Rhingia campestris
Les larves des Rhingies long-nez sont coprophages, mais les adultes butinent les fleurs.
On peut observer cette curieuse mouche à l'allure comique jusqu'en novembre.
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lundi 30 août 2010
Par Clair de Plume,
lundi 30 août 2010 à 18:16 :: La vie trépidante d'un jardin bio
C'était au printemps. Dans l'air doux calme, une minuscule lueur bleutée est apparue. Elle se déplaçait lentement, avec une grâce infinie.
Quel était donc cet insecte, qui ressemblait tant au duvet qu'un oiseau immaculé aurait perdu dans l'azur ?
Pour le savoir, il fallait l'attraper. Ce fut aisé, il ne volait vraiment pas vite. En revanche, sa manipulation s'avéra délicate, car il était trÚs fragile.
Phyllaphis fagi (enfin, je crois)
C'est un puceron laineux.
Contrairement aux apparences, il ne se laisse pas photographier facilement. A peine posé, à peine envolé. Et sa constitution délicate interdit toute contrainte.
J'ai essayé de l'enfermer dans une boîte et de le mettre un quart d'heure dans le frigo, histoire de l'engourdir et qu'il se tienne un peu tranquille.
Mais ça n'a pas marché.
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jeudi 26 août 2010
Par Clair de Plume,
jeudi 26 août 2010 à 07:03 :: Araignées
En effet, certains araignées sont nocturnes, telle la Zygielle des fenêtres.
Zygiella x-notata
On l'appelle ainsi car elle aime beaucoup tisser sa toile parallÚlement aux vitres, à l'intérieur comme à l'extérieur. Elle apprécie d'ailleurs les constructions humaines, et s'installe sur les grilles, les gouttiÚres, les poteaux électriques (c'est l'araignée qui construit les toiles les plus haut placées).
En fait, on la reconnaît surtout à sa toile : il en manque une part.
On distingue bien sur cette mauvaise photo
le fil qui part du centre de la toile et qui mÚne à la cachette de l'araignée.
Pour pouvoir observer ainsi la Zygielle au centre de sa toile, il faut être patient : l'animal ne se montre pas avant 21 heures.
Les lecteurs de la Hulotte connaissent un bon truc pour faire sortir les araignées de leur cachette : le diapason. Oui, un diapason de musicien, dont on effleure un fil de leur toile. Les vibrations trompent l'arachnide qui croit avoir affaire à une proie, et tente de mordre les branches de l'instrument.
Malheureusement, avec les Zygielles, cette ruse grossiÚre réussit rarement en plein jour.
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dimanche 15 août 2010
Par Clair de Plume,
dimanche 15 août 2010 à 19:44 :: La vie trépidante d'un jardin bio
Dans les bouillons-blancs, on trouve souvent de belles chenilles trÚs colorées :
Avec leur livrée jaune d'or et bleu pâle, on ne peut pas les manquer, d'autant qu'elles atteignent une taille respectable (six ou sept centimÚtres) :
Ce sont les chenilles de la Cucullie du bouillon-blanc. Au terme de leur développement, elles s'enfoncent en terre pour se transformer en un papillon de nuit plutÎt terne, qui porte sur le haut du thorax une crête de longs poils formant comme un capuchon, d'où son nom (
cuculle est un terme qui désigne un capuchon de moine).
Comme souvent chez les papillons de nuit, l'adulte est nettement moins spectaculaire que la larve, et je crois que je ne saurais pas reconnaître une Cucullie si jamais j'en voyais une.
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