Le blog de Clair de Plume : peintures, aquarelles, jardinage et petits dessins bêtes

dimanche 20 novembre 2011

Vif-argent

Cette créature...


...est un Lépisme, plus connu sous le nom de Poisson d'argent.

Le Poisson d'argent est commun dans les habitations. Il vit dans les endroits sombres et humides, et se nourrit d'amidon et de cellulose. Ceci expliquerait pourquoi je les rencontre principalement dans les toilettes ; ils doivent y trouver des particules de papier.
En revanche, il est plus curieux que celui-ci se soit laissé photographier : d'habitude, dès qu'on allume la lumière, il filent comme des fous se réfugier sous la plinthe.




Lorqu'ils fuient, on ne peut pas les confondre avec une autre espèce : ils se déplacent à toute vitesse, un peu à la manière de Gyrins tournoyant à la surface d'une mare. Ils ont l'air de faire du surf sans planche et sans eau.


lundi 31 octobre 2011

Halloween n'est plus ce que c'était

J'en ai eu cette année.

On se dit toujours : "Non, ça ne peut pas m'arriver, pas à moi".

Eh bien, si.

Cet été, mon jardin était plein de Coccinelles asiatiques !

On connaît l'histoire : la Coccinelle asiatique a été introduite en Europe dans les années 90 dans le cadre de la lutte biologique contre les Pucerons.
Pas de chance : Harmonia axyridis, plus résistante que ses cousines européennes, est également plus agressive et plus vorace. Elle peut ainsi s’attaquer à d’autres insectes que les Pucerons. Quand elle s'en prend aux Psylles ou aux Cochenilles, tout le monde applaudit. Mais là où ça se gâte, c'est quand la monstresse se met à boulotter les larves d’autres Coléoptères, dont les autres Coccinelles.
Fin octobre, elles se rassemblent en grand nombre et s'introduisent dans les maisons afin de tenter d'y passer l'hiver, d'où leur nom anglais de "Halloween beetle".

C'est bien joli tout ça, mais comment les reconnaît-on ?
Ce n'est pas évident, elles sont de toutes les couleurs.
Celle-ci, par exemple, a l'air bien exotique :


C'en est une. Cette autre, avec ses extravagants motifs en demi-lune, également :


Coccinelle asiatique "forme falcata"

Une autre variété sombre :


Coccinelle asiatique "forme lunata"

On distingue bien une sorte de bourrelet à l'arrière des élytres, un des signes qui permet de reconnaître les Coccinelles asiatiques.
Et sur celle-ci...


... on voit un "W" noir sur le pronotum (partie du corps qui est en ce cas précis blanche) de la bestiole. Il s'agit donc d'une asiatique.

A présent que nous sommes rodés, continuons notre enquête.
En voici une qui n'a pas l'air très catholique :


Gagné ! C'est une Coccinelle asiatique "forme faldermanii".

Quant à cette bizarroïde, son compte est bon...


... ah, non, cette fois, le doute s'insinue. Il s'agit peut-être de Halyzia 16 guttata, alias la Grande coccinelle orange, un honnête coléoptère bien de chez nous.

Ah ! cet individu ne va pas nous la faire, avec sa face de citron !

Mais ici nous avons sans doute affaire à Thea vigintiduopunctata, alias Coccinelle à 22 points, végétarienne convaincue qui se nourrit de champignons filamenteux.
En revanche, la plus zarbi, on est fortement tenté de la classer d'office parmi les immigrées clandestines :


Perdu ! C'est Propylea 14 punctata, ou Coccinelle à damier, ou Coccinelle à 14 points, insecte de souche.

Finalement, il vaut peut-être mieux se laisser envahir plutôt que de risquer de commettre une erreur judiciaire.


P.S. : Cet article est éhontément antidaté.
J'assume complètement.

samedi 6 août 2011

Une nouvelle araignée est appelée à régner (2)

Puis, je ne l'ai plus vue. Disparue. Jusqu'au jour où...
Je remarquai un curieux remue-ménage.


Oui, il y avait désormais deux araignées, dont une n'avait plus l'air très vivante.


Elle a dû mourir de vieillesse. On pense que les Tégénaires peuvent vivre deux ou trois ans.
La nouvelle venue, pas gênée, s'est employée à se débarrasser du corps.


Elle y a mis le temps, mais elle a réussi à le faire passer par-dessus bord.



C'était quand même un beau spécimen...


Quant à la nouvelle propriétaire, après avoir soigneusement inspecté son nouveau domaine,


elle s'est définitivement installée. Elle a réparé les trous. Les petites Tégénaires ont détalé.
C'est donc sa chronique que je vous narrerai désormais.

vendredi 5 août 2011

Une nouvelle araignée est appelée à régner

Depuis quelque temps, je voyais bien que ma Tégénaire avait l'air un peu chiffon.
Sa toile arborait de grands trous qu'elle ne prenait même plus la peine de réparer :


Elle laissait de vieilles proies moisies accrochées dedans :

Encore plus inquiétant, elle avait préparé un disque de soie comme pour y déposer une nouvelle
ponte :


Et puis finalement, non.


Signe évident de sénilité, elle avait confectionné une étrange petite boulette composée de débris d'insectes, qu'elle avait laissée pendouiller :


Pendant ce temps, plusieurs Tégénaires plus petites, probablement issues de sa progéniture, squattaient la toile, circulant tranquillement sans que la légitime propriétaire des lieux y trouve à redire.



Bref, il y avait du relâchement.

(A SUIVRE)

dimanche 24 juillet 2011

Stylish Blogger Award

L'ami Dubatov m'a décerné un Stylish Blogger Award !
Selon le règlement, je dois donc le remercier dignement, et faire apparaître le logo du SBA .

Puis indiquer le lien vers son site, mais cela, c'est fait depuis longtemps.
Il me faut à présent vous révéler sept choses que vous ignorez sur moi. Allons-y donc, chers lecteurs, et attendez-vous à des scoops de folie.

1°) Je parle aux insectes. Ce sont mes amis.

2°) Je ne regarde jamais ARTE sans mon accessoire spécial.


3°) Je raffole des documentaires en images de synthèse sur la vie des animaux préhistoriques.

D'où l'intérêt de l'ustensile sus-cité...

4°) Je suis une passionnée de science-fiction.


5°) Je ne suis pas très douée pour surveiller la cuisson des aliments...


6°)... mais je remplace moi-même la batterie et les bougies sur ma voiture.

7°) Je possède une bouteille de vin dédicacée par Lionel Jospin. Et là je mets une photo sinon personne ne voudra jamais me croire.
Voici le flacon de divin nectar :



La signature est de l'autre côté :



Et à présent, il me faut refiler la patate chaude à sept blogueurs, et les prévenir.
Voici les heureux gagnants du tirage au sort :



... qui vont bientôt nous livrer un festival de révélations fracassantes !

dimanche 17 juillet 2011

Vieux, usé, fatiqué...

Woaw, j'ai capturé un gros Frelon avec la Snappy :


Impressionnant par la taille, mais pas très fringant. Il s'agit probablement d'un individu âgé : presque plus de poils, les ailes tout ébréchées... il ne fait même pas peur !
J'en vois tous les ans, mais je n'ai jamais trouvé de nid. Si on veut les observer de plus près, il existe des nichoirs à Frelons à fixer sur un mur.
Cependant, il faut obligatoirement les installer à quatre mètres de hauteur au moins, et savoir se montrer convaincant.

lundi 2 mai 2011

Drôle de zèbre

On les trouve sur les murs, les terrasses, les endroits chauffés par le soleil. Elles sont toutes petites, mais très mignonnes :


Cette Salticus scenicus ne mesure que cinq millimètres.

Les araignées-zèbres appartiennent à la famille des Saltiques. Ces araignées ne tissent pas de toile. Elles repèrent leurs proies grâce à leur vue excellente, et les capturent en leur sautant dessus. Les Saltiques fabriquent tout de même du fil de soie, avec lequel elles s'arriment au cours de leur progression afin de prévenir les chutes.

Les Saltiques sont toujours en mouvement, se déplaçant par petits bonds saccadés. Elles adoptent souvent des attitudes rigolotes :


Les Saltiques, on ne se lasse pas de les regarder.

lundi 14 mars 2011

Maudit gazon

Les Crocus sont très beaux cette année.


Rien de tel que quelques douzaines de ces bulbes disséminés dans une pelouse pour l'illuminer dès que les jours rallongent.


















lundi 24 janvier 2011

L'arbre aux quarante euros (3)

Résumé des épisodes précédents : Au lieu de disparaître de la surface de la Terre comme c'était prévu, le Ginkgo continue de faire son intéressant.


Si le Ginkgo et les Cycas ont survécu jusqu'à ce jour, c'est qu'ils ont dû trouver des "niches écologiques" où ils ont rencontré les bonnes conditions pour se reproduire. Cependant, le règne végétal a depuis inventé beaucoup mieux que les plantes à ovules : les plantes à graines.

Dans une graine, la cellule femelle est toujours protégée par un ovule, mais celui-ci est miniaturisé, et ne contient pas une grande quantité de réserves alimentaires. De plus, tant que la graine ne rencontre pas de conditions favorables, elle ne germe pas. Certaines semences sont championnes en ce domaine : des graines de Lotus, conservées plus de mille ans dans un herbier, ont poussé une fois plantées, comme si de rien n'était.

Dans le cas d'un œuf, c'est très différent. Dès que l’"œuf" du Ginkgo est fécondé, la croissance de l'embryon démarre, exactement comme pour un poussin.


C'est pourquoi on ne peut acheter que des plants de Ginkgo : si on vendait les semences, elles germeraient dans les sachets.
En fait, l’œuf du Ginkgo, comme celui de la Poule, consomme beaucoup de matière et d'énergie, alors que la plupart du temps, il ne sera pas fécondé. Une grande partie des "fruits" tombe à terre en pure perte.
L'évolution des végétaux s'est donc orientée vers les plantes à fleurs à à graines, beaucoup moins dispendieuses en énergie, et plus efficaces dans le domaine de la reproduction.


FIN


Documentation utilisée pour la rédaction de cette série sur le Ginkgo :

La prodigieuse aventure des plantes, Jean-Marie Pelt et Jean-Pierre Cuny (Fayard)
La Gazette des Jardins, novembre 2005

samedi 15 janvier 2011

L'arbre aux quarante euros (2)

Résumé de l'épisode précédent : Au cours de l'évolution, le Ginkgo a disparu d'Amérique du Nord, puis d'Europe. Alors qu'on le croit éteint, il est vénéré en Chine où on le considère comme un arbre sacré. C'est là qu'il est redécouvert en 1712 par le botaniste allemand Engelbert Kaempfer. Comme il est beau, on le plante à nouveau un peu partout dans le monde. Mais seulement des mâles, parce que les femelles puent.


Le Ginkgo représente une étape dans l'évolution des végétaux. Pour y voir plus clair, rendons-nous dans notre laboratoire secret afin d'y reproduire l'expérience de la "soupe primitive".

Les cellules sexuelles de ces plantes ont toujours besoin du milieu aquatique pour se déplacer et se rencontrer : c'est pourquoi elles poussent prioritairement dans les milieux humides. S'il n'y a pas d'eau, elles ne peuvent pas se reproduire.


Il y a quelques dizaines de millions d'années, suite probablement à un assèchement du climat, sont apparues les plantes à ovules.
Lorsque le botaniste anglais Daniel Oliver annonça avoir découvert un fossile de fougère à ovules, on eut du mal à le prendre au sérieux.


Pourtant, les plantes à ovules ont bel et bien existé jusqu'à la fin de l'ère primaire.
Leurs cellules femelles ne sont plus disséminées n'importe où, mais elles restent sur la plante, protégées par l'ovule, qui constitue une importante réserve de nourriture pour le futur embryon. C'est exactement le même principe que l’œuf de la Poule.


La fécondation devient aérienne : les cellules mâles sont transportées par le vent. Ces plantes peuvent donc se reproduire même en cas de sécheresse.
Le Ginkgo et les Cycas sont les seuls représentants des plantes à ovules encore de ce monde.

(A SUIVRE)
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