Le blog de Clair de Plume : peintures, aquarelles, jardinage et petits dessins bêtes

lundi 30 août 2010

J'ai vu la lumière bleue

C'était au printemps. Dans l'air doux calme, une minuscule lueur bleutée est apparue. Elle se déplaçait lentement, avec une grâce infinie.

Quel était donc cet insecte, qui ressemblait tant au duvet qu'un oiseau immaculé aurait perdu dans l'azur ?


Pour le savoir, il fallait l'attraper. Ce fut aisé, il ne volait vraiment pas vite. En revanche, sa manipulation s'avéra délicate, car il était très fragile.


Phyllaphis fagi (enfin, je crois)

C'est un puceron laineux.
Contrairement aux apparences, il ne se laisse pas photographier facilement. A peine posé, à peine envolé. Et sa constitution délicate interdit toute contrainte.
J'ai essayé de l'enfermer dans une boîte et de le mettre un quart d'heure dans le frigo, histoire de l'engourdir et qu'il se tienne un peu tranquille.

Mais ça n'a pas marché.

jeudi 26 août 2010

Araignée du soir

En effet, certains araignées sont nocturnes, telle la Zygielle des fenêtres.


Zygiella x-notata

On l'appelle ainsi car elle aime beaucoup tisser sa toile parallèlement aux vitres, à l'intérieur comme à l'extérieur. Elle apprécie d'ailleurs les constructions humaines, et s'installe sur les grilles, les gouttières, les poteaux électriques (c'est l'araignée qui construit les toiles les plus haut placées).

En fait, on la reconnaît surtout à sa toile : il en manque une part.


On distingue bien sur cette mauvaise photo
le fil qui part du centre de la toile et qui mène à la cachette de l'araignée.

Pour pouvoir observer ainsi la Zygielle au centre de sa toile, il faut être patient : l'animal ne se montre pas avant 21 heures.


Les lecteurs de la Hulotte connaissent un bon truc pour faire sortir les araignées de leur cachette : le diapason. Oui, un diapason de musicien, dont on effleure un fil de leur toile. Les vibrations trompent l'arachnide qui croit avoir affaire à une proie, et tente de mordre les branches de l'instrument.
Malheureusement, avec les Zygielles, cette ruse grossière réussit rarement en plein jour.

dimanche 15 août 2010

Le cierge-de-notre-dame attire les capuchons-de-moine

Dans les bouillons-blancs, on trouve souvent de belles chenilles très colorées :


Avec leur livrée jaune d'or et bleu pâle, on ne peut pas les manquer, d'autant qu'elles atteignent une taille respectable (six ou sept centimètres) :


Ce sont les chenilles de la Cucullie du bouillon-blanc. Au terme de leur développement, elles s'enfoncent en terre pour se transformer en un papillon de nuit plutôt terne, qui porte sur le haut du thorax une crête de longs poils formant comme un capuchon, d'où son nom (cuculle est un terme qui désigne un capuchon de moine).

Comme souvent chez les papillons de nuit, l'adulte est nettement moins spectaculaire que la larve, et je crois que je ne saurais pas reconnaître une Cucullie si jamais j'en voyais une.

mardi 10 août 2010

Culture de bouillon

Les plantes sauvages ont droit de cité dans le jardin. J'ai toujours quelques plants d'Onagre, ainsi qu'une Molène bouillon-blanc.

Le bouillon-blanc est une belle plante bisannuelle aux feuilles duveteuses et aux fleurs jaunes. La première année, une "rosette" discrète apparaît, forme sous laquelle la Molène passera l'hiver. C'est au printemps suivant que la hampe florale se développe.

Chaque année, je choisis la plus belle des rosettes. A l'automne dernier, c'était celle qui avait poussé en plein milieu du petit potager.
Et elle a grandi...


2 juin 2010

... grandi...


12 juin 2010

... grandi...


25 juin et 2 juillet 2010

Pour peu qu'il pousse en situation favorable, le bouillon-blanc peut atteindre deux mètres de haut. Le mien a beaucoup apprécié la terre de jardin enrichie au compost fabriqué avec amour. Au point qu'il ne restait plus de place pour semer autre chose.

Au fil du temps, la Molène bouillon-blanc prend peu à peu une allure de candélabre.


Verbascum thapsus, le 7 août, dans toute sa splendeur

On l'appelle d'ailleurs également cierge-de-notre-dame.



lundi 19 juillet 2010

Où le petit Cérébos passe, l'herbe trépasse

Une terrasse pavée, c'est joli.


Seulement, une multitude de plantes diverses et variées aiment bien s'installer dans les interstices.
Du coup, la jolie terrasse prend bien vite un aspect négligé.
Comment se débarrasser des indésirables ? (Bien entendu, l'usage des désherbants chimiques est absolument proscrit).

Les enlever à la main est fastidieux et vain.
L'eau bouillante ne marche pas.
Le décapeur thermique non plus.


Chacune de ces plantes a été consciencieusement grillée à plus de 500°.
Comme on peut le constater, l'efficacité du procédé est toute relative.


Un jour, Alain Baraton, qui tient une chronique de jardinage sur France Inter, a été questionné par une habitante de l'île de Ré qui demandait combien de temps son jardin souffrirait d'avoir été submergé par la mer après le passage de la tempête Cynthia. La réponse fut désolante : au moins deux ou trois ans.
Loin de compatir au malheur des sinistrés, je me réjouis au contraire bruyamment : si le sel empêche à ce point les plantes de pousser, il peut servir de désherbant !

Je me livrai aussitôt à une expérience, qui s'avéra vite concluante : saupoudrer les mauvaises herbes avec du gros sel de cuisine.
Elles n'aiment pas :


Mais alors, pas du tout :



J'ai utilisé deux à trois kilos de sel pour nettoyer douze mètres carrés de terrasse. Là, je suis tranquille depuis le mois de mai.

jeudi 1 juillet 2010

On va encore en baver (4)

Cette note fait suite à un commentaire de Poupoute, qui a fait pertinemment remarquer que parfois, les pièges à bières ne fonctionnent pas aussi bien qu'on le voudrait. Et ce pour des raisons obscures : il fait trop chaud, ou trop froid, ou bien les limaces n'ont pas soif, ou alors elles ont éventé la combine... je ne sais pas pourquoi, à certains moments, on n'attrape rien.

Dans ces cas-là, il est temps de mettre en oeuvre...

LE PLAN B !!!











lundi 14 juin 2010

Les concombres, on les trouve sur les lilas

Je veux bien entendu parler des Épeires-concombres.


Je ne dis pas qu'elles ne vivent que dans les lilas, mais dans chaque lilas, il y en a.
On en voit également sur les rosiers. Celle-ci se trouvait sur un ceanothe :


C'est à croire qu'elles apprécient les fleurs aux couleurs éclatantes.



On peut observer les minuscules Épeires-concombres jusqu'au mois d'août. Ensuite, elles pondent, puis elles meurent. Les petits naissent avant l'automne. Ils sont rouge brique, et passent l'hiver cachés dans la végétation. Les jeunes araignées ne prendront leur jolie couleur verte qu'au printemps.

lundi 7 juin 2010

La cigale ch'ti

Au printemps, on peut observer de petits amas de mousse accrochés à la végétation. On les appelle communément "crachat de coucou".


Le Coucou n'y est pour rien ; il y a d'ailleurs fort peu à parier sur la probabilité que ce farouche oiseau vienne un jour se conduire aussi dégoûtamment dans votre jardin.
Le responsable est un insecte, une Cicadelle, proche parente des Cigales. Larves et adultes se nourrissent de sève. La larve, très fragile, vit au sein d'un amas écumeux au travers duquel elle peut respirer et qui l'isole des grandes différences de température.
On peut parfois l'entr'apercevoir à travers les bulles.


Cliquez pour mieux voir la larve

Les Cicadelles adultes sont tout aussi discrètes, et se confondent merveilleusement avec leur environnement. Celle-ci mesure moins de un centimètre et était très difficile à repérer sur les feuilles de sauge.



jeudi 27 mai 2010

La minute girly











dimanche 9 mai 2010

Les yeux noirs

Pour mes premières tentatives de macros sur arachnides, j'ai choisi la facilité : les pardoses.
Ce sont ces petites araignées grises qui courent partout sur le sol dès les premiers beaux jours. Elles sont aisées à photographier car elles n'aiment rien tant que rester à se chauffer au soleil.


La macrophotographie a ceci de fascinant qu'elle révèle des détails incroyables de ces petits animaux : elles ont de la fourrure, de longues soies raides partout, et plein d'yeux !


On les appelle "araignées-loups", car elles capturent leur proie à la course, sans construire de toile. Moi, je trouve qu'elles ont des têtes de bon chien !
Jardindex,index des sites sur le jardin, le jardinage et les plantes