Le blog de Clair de Plume : chroniques du quotidien d'une secrétaire médicale et jardinage bio

mercredi 27 janvier 2010

Proposition indécente

jeudi 21 janvier 2010

The Dark Knight

La Chauve-souris est revenue !
Il est en effet fort probable que ce soit celle dont j'avais parlé l'année derniÚre à peu prÚs à la même époque.


C'est un Oreillard, une des Chauves-souris les plus communes de France.
Ce qui frappe quand on en voit une de prÚs pour la premiÚre fois, c'est qu'une Chauve-souris, c'est trÚs mignon, et tout petit.
Cet Oreillard n'habite le sous-sol que l'hiver. Pour hiberner, la Chauve-souris a besoin d'un endroit où il ne gÚle pas, et où rÚgne une humidité constante, ceci afin d'éviter le dessÚchement des vastes membranes de ses ailes. En effet, pendant tout le temps que durera sa léthargie, la Chauve-souris ne s'alimentera ni ne boira.
Au printemps, elle quittera cette demeure sombre et humide pour un logis plus chaud, un grenier, ou un clocher d'église par exemple. Elle y rejoindra une colonie de ses congénÚres, et elles élÚveront ensemble leur petits. Pour hiberner, en revanche, les Oreillards préfÚrent la solitude : il est rare d'en trouver plus de dix au même endroit.
Le problÚme, pour toutes les Chauves-souris de France, c'est de trouver pour l'hiver cet endroit miraculeux, où il ne gÚle pas, où l'humidité est idéale, et où on les laisse tranquilles. Or, de plus en plus, les souterrains sont murés, les caves comblées ; quant aux grottes, elles sont envahies par des hordes de spéléologues du dimanche.
C'est pourquoi mon Oreillard a déniché une anfractuosité de parpaing dans un sous-sol pourtant utilisé tous les jours. Il faut croire qu'il n'y avait rien d'autre dans le coin.
Toutes les informations concernant l'Oreillard sont tirées des numéros 16 et 17 de la Hulotte.

jeudi 14 janvier 2010

Chasseur furtif

Nourrir les oiseaux en hiver présente un inconvénient majeur : cette activité attire les ?perviers.
L'?pervier d'Europe a failli disparaître à cause du DDT[1] et des destructions organisées. Depuis qu'il est protégé et que le DDT est interdit, il est redevenu assez courant.
Photographier les rapaces étant un sport assez ardu, je n'ai qu'un portrait robot à vous proposer :


Le dessus est brun ; le dessous clair, rayé de roussâtre ; les yeux et les pattes sont jaunes.
Il se nourrit d'oiseaux.
On le rencontre fréquemment à proximité des habitations : ceux qui nourrissent les passereaux dans leur jardin doivent donc s'attendre à recevoir sa visite.
L'?pervier ne capture pas ses proies comme le Faucon pÚlerin, aprÚs une course vertigineuse se terminant par un piqué à plus de trois cents kilomÚtres heures. Lui, il guette, il surveille, il espionne, bien caché dans la végétation. Quand il sent le moment opportun, il surgit d'on ne sait où, à une vitesse étonnante. Il est capable de se saisir de sa proie par en-dessous, en se reversant complÚtement sur lui-même. S'il manque son coup (cela arrive), il disparaît aussi furtivement qu'il était venu. Mais la panique provoquée par son arrivée intempestive empêchera les oiseaux de revenir avant un bon moment.

Au printemps, les ?perviers doivent nourrir leurs petits. Cela tombe bien, les autres oiseaux ont eux aussi fait plein d'oisillons inexpérimentés qui volÚtent imprudemment de buisson en buisson.
J'ai assisté une fois à la capture d'un Merlot par un ?pervier. Il (ou elle) l'a attrapé au beau milieu de la pelouse. Ce sont les cris d'alarme des Merles qui m'ont alertée, une attaque de rapace passant rarement inaperçue. Bien entendu, dÚs que je me suis approchée de la fenêtre, le coupable s'est envolé avec sa proie entre les serres. Il était de toute façon trop tard pour intervenir, l'oisillon était déjà mort.
Poursuivi par les deux parents, l'Epervier s'est posé au pied d'une haie dans la pâture voisine. J'ai observé le reste de la scÚne aux jumelles. L'?pervier a commencé à plumer sa prise : il a d'abord Îté le duvet, en éparpillant les plumes partout ; puis il a enlevé les rémiges, bien proprement. Pendant ce temps, la Merlette, posée sur un piquet, essayait désespérément d'attirer son attention en en poussant des "tic-tic-tic" affolés. Quant au mâle, les plumes de la tête tout hérissées, il tentait d'effrayer le rapace en criant le plus fort possible, sautillant jusque sous son bec. L'oiseau de proie ne s'occupait absolument pas d'eux, et il a fini de plumer leur petit, et il l'a dépecé sous leurs yeux horrifiés.
Affreux.

[1] Pour tout connaître des effets catastrophiques du DDT sur les oeufs des rapaces, on se reportera au numéro 45 de la Hulotte, consacré au Faucon pÚlerin.

dimanche 10 janvier 2010

Jeu sans intérêt

On va jouer à remettre les photos dans le bon ordre.
Il n'y a rien à gagner, c'est juste pour passer le temps.
En effet, que faire au jardin par un temps pareil ? Tout est gelé, on ne peut pas désherber, on ne peut pas planter... Il resterait bien quelques menues tailles d'arbustes à terminer, mais, je ne sais pas vous, mais moi, quand il neige, j'ai froid.
Voici donc quelques images du jardin sous la neige, mélangées aux mêmes, obtenues à la belle saison. Une photo avec un chiffre va avec une photo désignée par une lettre (les photos ne sont pas forcément prises sous le même angle, mais ce n'est pas trop difficile).
1

A

2

3

4

B

C

5

D

E

F

6



Bon, finalement, je n'aurais pas dû m'amuser à ça. J'ai le cafard. Réflexion faite, ne jouez pas. Je crois que je vais aller me coucher en attendant la fin de l'hiver.

dimanche 3 janvier 2010

Cent Sansonnets

Quand on nourrit les oiseaux, on s'expose à voir arriver tÎt ou tard les Sansonnets.
Ils arrivent en bande, braillent, font fuir les petits en les menaçant de leur bec long et pointu, et dévorent les boules de graisse en un temps record. Leur présence devient rapidement insupportable car leur tempérament querelleur les poussent à se chamailler sans arrêt en se volant littéralement dans les plumes.


La photo est un peu pourrie, mais c'est le seul cliché de Sansonnet que j'ai pour l'instant. Ils ne se laissent pas approcher, à moins de déployer des ruses de Sioux. Pourtant, en Angleterre, ils picorent entre les jambes des promeneurs des parcs, et se font même nourrir comme de vulgaires Pigeons. Alors qu'en France, ils ont peur de nous. On se demande bien pourquoi.
[1]

Remarquez, cet état de fait a son utilité : quand on en a assez de leur ramdam, il nous suffit de sortir. AussitÎt, ils s'envolent, loin, et les Mésanges, bien plus familiÚres, reviennent s'alimenter.
Tant qu'ils voient un humain dans le jardin, ils se tiennent au large. Cependant, on ne peut pas rester planté dehors toute la journée. J'ai donc imaginé de leur donner la nourriture qu'ils préfÚrent, afin de les éloigner du poste de nourrissage.
AprÚs les avoir bien observés, j'ai constaté qu'ils aimaient particuliÚrement les choses sucrées, et les pommes. Je confectionne donc une pâtée pour Sansonnets de la maniÚre suivante : je fais fondre de la margarine, comme d'habitude, dans laquelle je mélange du quatre quarts du commerce émietté. J'y ajoute au moins deux pommes râpées.
J'en fait des boules que j'accroche dans les fruitiers, de l'autre cÎté de la maison. Ils peuvent y faire leur cirque à loisir sans déranger les autres oiseaux.

[1]L'Anglais est inspiré d'un personnage de Gotlib (Rubrique à brac, Tome 4). Quant au chasseur, il vient de la page 46 du numéro 44 de la Hulotte.

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